samedi 26 janvier 2013

QUIZZ' SAURA??? Les groseilles...

Allez, un autre QUIZZ' SAURA avant la publication du dernier article sur le Laos (il est presque fini, patience!...)!

Quizz' Saura qu'est-ce qui se cache derrière ces petites boules, car CE NE SONT PAS DES GROSEILLES!


C'est parti, à vos réponses!
 

vendredi 25 janvier 2013

QUIZZ' SAURA??? Le rat...

Création d'une nouvelle rubrique: le Quizz' Saura???

Le principe: on poste une photo de quelque chose d'un peu mystérieux, et vous essayez de deviner ce que c'est! 

Le premier qui a trouvé aura droit à... ça dépendra de notre humeur lol!

Première photo devinette, car CECI N'EST PAS UN RAT contrairement à ce que nous avons mentionné dans un précédent article...

Quizz' Saura trouver quel est le charmant animal empalé des pattes à la tête sur un mur laotien?


A vous de jouer!

jeudi 24 janvier 2013

Billet d’humeur : pour en finir avec le mythe du bon sauvage

Une fois n’est pas coutume, cet article n’a pas vocation à rendre compte de nos pérégrinations mais à nous élever contre un phénomène trop fréquemment constaté lors de nos voyages : certains touristes attendent des locaux qu’ils soient conformes à une image de « bon sauvage » et s’offusquent quand la réalité ne colle pas à leurs stéréotypes. [oui, à l’heure où la guerre et la crise font rage dans le monde il faut savoir choisir de vraies causes d’indignation…]

Petite explication sans rentrer dans le détail de la genèse, du développement et de la postérité du mythe du bon sauvage (nb : ceci n’est pas une thèse et les spécialistes relèveront aisément des raccourcis tellement énormes qu’ils s’apparentent à des erreurs manifestes) : les philosophes des Lumières et notamment Rousseau, dans un prolongement de la réflexion sur l’homme initié à la Renaissance, se sont intéressés à la vraie nature de l’homme en opérant une distinction entre un homme naturel et un homme civilisé. Où chercher cet homme naturel ? Soit loin dans le temps, soit loin dans l’espace, ce dernier point correspondant à la création du mythe du bon sauvage. [ok c’est un peu synthétique mais franchement qui aurait été plus loin dans la lecture de ce paragraphe si nous avions détaillé ? :-)]

Le bon sauvage vit en communion avec la nature, ses institutions politiques sont simples voire archaïques, il est pauvre mais heureux, il n’est pas mû par l’ambition ou la recherche du profit, d’ailleurs il ne connaît que peu des vices de l’homme civilisé (envie, orgueil, égoïsme etc.), on peut tout juste lui reprocher une tendance à la nonchalance voire à la paresse… Précision : ce n’est bien entendu pas de manière aussi caricaturale que les choses sont présentées dans les écrits des philosophes mais c’est cette image qui s’est enracinée dans l’imaginaire collectif, les représentations des sauvages pendant voire après la période coloniale s’inscrivant dans cette tradition (à cet égard  l’Africain souriant de toutes ses dents sur le chocolat avec le slogan « Y’a Bon Banania » est devenue une icône). [Bon là vous vous demandez où on veut en venir, pas d’inquiétude ça arrive juste après]


Du coup quand on parcourt certains blogs ou récits de voyages à la recherche d’informations, on tombe sur des choses étonnantes, sur le mode « Quand même je les imaginais plus souriants » ou bien « Tout le monde ne nous dit pas bonjour quand on passe » avec à l’occasion quelques perles « dans un village, les enfants m’ont dit bonjour, j’étais contente je me suis dit que c’est ici que je vais distribuer mes stylos » (nb : il ne faut jamais donner aux enfants car cela crée de mauvais réflexes vis-à-vis des touristes voire incite à la mendicité, si on veut donner des stylos ou des livres, aller voir l’instituteur est bien mieux même si c’est moins spectaculaire). [Quand on lit ce genre de chose, on a un peu envie de se mettre les doigts au fond de la gorge pour se faire vomir, ok on exagère un peu mais c’est l’idée]


Ça nous énerve de lire de telles stupidités : certains Laotiens disent spontanément bonjour, d’autres répondent à un salut, d’autres non, globalement ils sont très accueillants et sympas, ce qui n’est nullement une obligation parce qu’à la longue voir passer des touristes chaque jour peut devenir lassant. De même la majorité des Laotiens a tendance à sourire facilement, ce qui ne veut pas dire qu’ils arborent tous un sourire radieux en permanence, peut-être qu’ils passent une journée de merde ou qu’ils ont des soucis après tout… [Ben oui ce ne sont que des humains, un peu comme nous quoi…]

Estimer qu’en tant que touriste étranger on est en droit d’attendre que les habitants d’un village se mettent au bord de la route pour faire des courbettes, jeter des fleurs sous nos pas ou prier pour que la paix soit avec nous et notre famille, c’est les considérer comme des bons sauvages et c’est insupportable. [Ce moment d’indignation est sponsorisé par Stéphane Hessel]


Nous sommes en ce moment sur une île dont les habitants sont hyper chaleureux, ce matin nous étions en vélo et nous n’avons cessé de répondre à des bonjours (sabaïdi), c’était moins le cas dans d’autres endroits et ce n’était pas forcément moins légitime, chacun agit suivant son caractère et/ou sa disposition d’esprit du moment. Oui ce n’est pas agréable quand on salue un adolescent de ne pas avoir de salut en retour mais que celui qui n’a pas connu l’âge ingrat jette la première pierre ! Oui il peut arriver (même si c’est très rare) qu’un adulte ce dise pas bonjour ou ne réponde pas, faut-il en déduire qu’il y a tromperie sur la marchandise ? [Ben oui si on était assez naïf pour penser en arrivant au Laos on pensait que tout le monde souriait tout le temps on se sent floué… Remboursez !]   

Sabaïdi = Bonjour!
 Qu’est-ce qu’on cherche en venant dans un pays comme le Laos ? A se faire valoir en étant honoré comme on ne peut espérer l’être dans notre pays ? A se rassurer sur la nature humaine en se disant qu’il y a encore des endroits où on peut être pauvre, mener une vie difficile mais sourire en permanence et ne connaître d’autre humeur que le bonheur (si tant est que cela ait jamais existé hors des utopies philosophiques ou religieuses) ? A vérifier la conformité de notre représentation du monde ? Si on vient avec ce type d’espérance, on sera cruellement déçu et on mérite de l’être… Nous essayons d’aborder les pays et les régions que nous visitons avec le moins de préjugés et d’a priori possibles, il en restera toujours trop, pour avoir une chance de comprendre deux ou trois choses pendant notre court séjour. L’ambition est modeste en apparence, quasiment irréalisable en réalité ! 
[Promis dans le prochain article on revient à nos principes de base : jeux de mots foireux, craquages en tous genres et photos au soleil pour vous tenir chaud !]

Partie de foot à Don Khong au coucher du soleil

jeudi 17 janvier 2013

V comme Vang Vieng, Vientiane et vive le vent d’hiver qui nous vient vivifier les veines

Du 8 au 13 janvier 2013

A=Luang Prabang B=Vang Vieng C=Vientiane

Partie 1 : Vang Vieng – Voici venu le temps des rires et des champs, dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps

Vang Vieng est (était ?) réputée comme l’un des meilleurs endroits pour faire la fête en Asie, avec consommation d’alcools et drogues divers et variés et un seul bémol mais de taille : comme toute cette joyeuse gaudriole a (avait ?) lieu à proximité d’une rivière, quelques-uns ont laissé plus que leur portefeuille ou leurs dents de devant dans les amusements nocturnes dont l’un des plus prisés consistait à sauter d’un plongeoir dans le fleuve, en évitant les rochers si possible… Ce qui n’a pas toujours été le cas !

Donc depuis quelques mois les bars de plage ont fermé, ce qui n’était pas pour nous déplaire parce que Vang Vieng est aussi (et surtout en ce qui nous concerne) un endroit superbe, avec une campagne jalonnée de formations (sar)karstiques, qui se dressent comment des bougies sur un space cake d’anniversaire (nous laissons les non-initiés chercher ce qu’est un space cake).


En arrivant à Vang Vieng depuis Luang Prabang, on a fait ce qu’il ne faut pas pour chercher un hôtel : on a été dans les hôtels indiqués dans le Lonely Planet et constatant qu’ils étaient complets on a pris le premier qui venait. Un indice qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille (nous sommes preneurs si quelqu’un connait l’origine de cette expression étrange quand on y pense) : pour la première fois on nous a demandé de payer tout de suite… Quand la musique du bar voisin a envahi notre chambre, nous avons compris et juré (mais un peu tard) qu’on ne nous y reprendrait plus !

On a donc été sur Tripadvisor chercher une solution de remplacement pour la nuit suivante et troqué notre boîte de nuit personnelle pour un bungalow calme et confortable, qui avait néanmoins un inconvénient de taille, enfin de taille minuscule d’un point de vue physique mais énorme d’un point de vue émotionnel, nous y reviendrons plus loin dans cet article, oui le suspense est intenable mais il est important de tenir le lecteur éveillé en haleine…

  • Jour 1 à Vang Vieng
Le premier jour a Vang Vieng a été consacré à l’exploration à vélo de la campagne succinctement décrite quelques lignes plus haut, parce que quelques photos valent parfois mieux que de longs discours (et parfois non mais là il nous semble que c’est plutôt oui), voilà un aperçu de ce que nous avons vu:

Cédric à vélo parmi les vaches
 


Pha Ngeun
Pha Ngeun
Pha Ngeun
Tham Phu Kham
Nous poursuivons nos explorations de grottes
Blue Lagoon, il faut imaginer la musique à fond... Dommage!

A la fin de la journée, les jambes ne sont plus très propres

Nous rencontrons un sympathique couple de Français vivant à Singapour, Fleur et Manu (coucou!), et dînons ensemble de brochettes ma foi fort savoureuses… 


Rien n’augurait alors du drame qui se profilait à l’horizon, telle l’ombre de la vague du tsunami, tel le survol du condor au-dessus de la marmotte des Andes, telle la dernière respiration de Nadine Morano avant de sortir une grosse connerie… Au milieu de la nuit, à l’heure où mes plus braves ont déposé les armes, Amandine me dit cette parole fatale « Cédric, il y a des bêtes dans le lit, je crois que ce sont des punaises de lit », je tâche de masquer l’effroi qui m’envahit à l’évocation de ces gorgones miniatures avec lesquelles nous avons déjà croisé le fer par le passé. 

Horreur, malheur, désespoir!
Des semaines de lutte furent nécessaires pour nous débarrasser de ces monstres qui, c’est certain, domineraient la terre s’il y avait une nouvelle extinction majeure comme avec les dinosaures. N’écoutant que notre courage, nous adoptons sans attendre la seule solution valable : la fuite… Fort heureusement, les gérants de l’hôtel ne font pas de difficulté, ils ont compris que la partie était trop inégale et qu’ils allaient probablement devoir brûler ce bungalow.

  • Jour 2 à Viang Vieng
Le deuxième jour à Vang Vieng a été dédié à une excursion combinant visite de grottes, trekking et kayak, nous sommes tous les deux avec un guide qui s’émerveille de ce qu’il voit comme s’il le découvrait en même temps que nous, c’est très frais et sympathique. Après cette journée harassante et notamment deux heures de kayak, nous avons été faire un footing de 40 minutes (avec 8 fois 30-30 pour les connaisseurs) en profitant de la fraîcheur relative du soleil déclinant.


Amandine pagayant de toutes ses forces, c'est dire si on allait vite!
 
Partie 2 : Vientiane – Veni Vidi Vientiani

Vientiane est la capitale du Laos et sans avoir le charme suranné de Luang Prabang, elle peut se targuer d’abriter quelques édifices marquants, notamment des bâtiments officiels et autres mausolées à la gloire des héros du régime (nb : le Laos est un régime à parti unique, en l’occurrence le parti communiste mais qui s’est converti à l’économie de marché, un peu comme en Chine), ainsi que quelques temples.
Electricité laotienne
Petit autel domestique qui mêle bouddhisme et croyances animistes

Où l’on se rend compte que le Laos a de tous temps été une victime de ses voisins, de puissances plus lointaines, ou même de brigands armés, tous capables de détruire la ville et/ou de la mettre à sac : les bâtiments ont pour la plupart été reconstruits à plusieurs reprises (parfois sans respecter le plan initial), il est donc rare qu’un édifice ait plus de 100 ans dans son état actuel…

Une balade d’une journée à bicyclette dans les rues de la ville nous a permis de découvrir la plupart des monuments, voici les plus marquants : 

Pha That Luang
Aux alentours du Pha That Luang

Haw Pha Kaeo
Vat Si Saket
Vat Si Saket
Patuxai
Détail marrant : cet arc de triomphe a été construit avec du ciment fourni par les Américains pour construire un aéroport…

Vue depuis le Patuxai
Une deuxième journée à flâner à Vientiane (footing matinal sur les bords du Mékong avec vue sur la Thaïlande voisine, petit déjeuner français, parties de Yam’s, lecture et préparation des prochaines étapes) et, après avoir évité in extremis une bagarre avec un laotien drogué qui voulait nous écraser avec son pick-up, nous voilà dans le bus de nuit (avec couchettes s’il vous plaît !) qui file vers le sud à grands coups de klaxon et de pleurs hystériques d’enfant (vive les boules quiès pour pouvoir dormir un peu)…

Yam's de 6 pour Cédric
Yam's de 5 mais en 1 coup pour Amandine

P.S. notre passage à Vientiane a aussi été marqué par un constat tragique : Cédric n’aura sans doute jamais de barbe, sauf changement majeur de pilosité faciale… La preuve en image.

Les experts sont formels: pilosité irrégulière ne permettant pas de se faire pousser la barbe

Prochaine étape, le sud du Laos, à suivre!...

dimanche 13 janvier 2013

Les premiers... mais pas les derniers!



Le premier jour,

Le premier Sabaidi, 

Le premier tuk-tuk,

Le premier bateau,

Le premier minibus,

Le premier bus,

La première guest house,

Le premier restaurant,

Le premier fruit shake à l’ananas,

Le premier fruit shake à la mangue,

Le premier fruit shake à la banane,

Le premier fruit shake à la pastèque, etc. on ne s’en lasse pas,

Le premier fried rice, et pas le dernier ça c’est sûr,

Le premier sticky rice (riz gluant qui se mange avec les doigts), pas mauvais, même bon mais rassasiant en petite quantité,

Le premier repas à 1€ par personne, bon d’accord ce n’est pas tous les jours, mais c’est possible et pas si rare,

Le premier pantalon mis 5 jours de suite, voire 6, quand même pas 7, il faut dire qu’on n’en a que 2 (des pantalons !) alors il faut économiser,

La première lessive (parce que là c’était vraiment plus possible),

Le premier footing avec nos chaussures légères,

Le premier footing avec nos chaussures de trail (oui les légères font un peu mal aux pieds),

La première randonnée à pied sans se perdre,

La première randonnée à pied en se perdant,

La première randonnée en vélo avec des vitesses qui ne passent pas bien,

La première randonnée en vélo avec des vitesses qui passent bien,

La première randonnée en vélo avec pas de vitesses du tout,

Le premier temple (et le premier Bouddha),

La première grotte,

Le premier village (et le premier alcool de riz),

Le premier marché du matin,

Le premier marché de nuit,

Le premier coucher de soleil à 17h30,

La première douche dite « hot shower » mais qui en fait n’est pas très « hot »,

La première fois qu’au lieu de tirer la chasse d’eau, on verse un (ou plutôt des) seau(x) d’eau dans les toilettes pour l’évacuation,

Les premières punaises de lit (si si, Amandine a une attraction dingue sur ces petites bêtes…),

La première araignée mangeuse d’homme,

Le premier serpent tueur de buffle,

Le premier oiseau chasseur d’éléphant,

La première trace de bronzage qu’on a cru voir,

La première trace de bronzage réelle,

La première tentative de poussage de barbe,

Le premier renoncement à la barbe parce que ça fait trop vilain à cause des trous,

Le premier Yam’s qui permet de faire passer agréablement l’attente dans les restos, même que quand on est servi rapidement du coup on est presque déçu,

La première fois qu’on se dit « et si on allait se faire masser 1 heure ? » et que 5 minutes après on est dans la salle de massage et qu’en plus ça ne coûte que 4€,

Le premier sauna où il se passe des trucs bizarres,

La première galère dans les rues de Luang Prabang à la recherche d’abord joyeuse, puis douteuse, puis douloureuse surtout aux épaules, puis un peu désespérée, d’un hôtel,

La première galère dans les rues de Vientiane à la recherche d’abord joyeuse, puis douteuse, puis douloureuse surtout aux épaules, puis un peu désespérée, d’un hôtel,

Le premier de l’an,

Le premier mois de voyage…