jeudi 30 mai 2013

Il était une fois dans l’Weh

Du 23 au 29 mai 2013


Il était une fois, il était une dernière fois, il était la fin d’un beau voyage… « Heureux qui comme Ulysse » parait-il, nous ne savons pas si la morale va se vérifier mais ce qui est certain c’est que nous avons été heureux de paradisier (i.e. parader dans un lieu paradisiaque, bientôt dans le dictionnaire ?) sur l’île de Weh.

Comme le bouquet final de nos deux semaines sur Sumatra, de nos deux mois en Indonésie, de nos cinq mois en Asie, l’île de Weh nous en a mis plein les yeux. Parfois le spectacle est si beau et pur qu’il laisse sans réaction, comme si l’état contemplatif est le seul possible et qu’il est vain de tenter de reprendre le dessus, c’est ce que nous avons ressenti sur cette île du bout du monde et de l’Indonésie. Nous avons perçu plus que compris, observé plus qu’agi, profité plus que réfléchi.

Oui nous fûmes parfois plus proches des petits crabes qui sortaient de leurs trous et zigzaguaient sur le sable que des autres hommes, oui nous nous sommes laissé aller au gré du courant comme ces poissons légers qui tanguent sous la houle, oui c’est le vent chaud qui décidait ou non de nous remettre à l’eau… Mais que cet abandon fut bon ! Nous avons pris une grande bouffée d’air avant de rentrer en France, il ne tient qu’à nous de la faire durer, voire de la renouveler chez nous.

Chez nous ? Mais nous sommes comme chez nous sur cette île de rêve, comme chez nous… Il fallait peut-être que ce soit si court pour être si précieux et que cela ne nous appartienne pas pour que ce soit si intense, en tout cas nous avons le sentiment de nouer le fil de notre voyage en beauté !

Il serait vain de narrer par le menu des journées dont le charme est justement d’être sans ordre tout en semblant parfaitement naturelles : nous avons plongé dans les eaux transparentes parmi des constellations de poissons, nous avons laissé le soleil jouer avec nos peaux, nous avons couru sur un ruban de côte, nous avons croqué le fruit de la mer, et mille choses encore…

Un mot tout de même sur cette île et cette région : nous arrivons à Banda Aceh après une nuit confortable dans un bus réfrigéré et ne faisons que traverser la ville dans le taxi d’Arif, chauffeur gentil et aux tarifs très honnêtes (deux phénomènes rares donc à signaler). Arif nous parle du tsunami qui en 2004 a tué 170 000 personnes dans la région et tout détruit sur 800 kilomètres de littoral, il n’a pas besoin de donner un effet pathétique à son récit, l’horreur pure se passe de mots.

24 heures de voyage pour rallier Pulau Weh...
1/ Ferry pour quitter le lac Toba
2/ Voiture entre Parapat et Medan
3/ Bus de nuit entre Medan et Banda Aceh
4/ Ferry entre Banda Aceh et Pulau Weh
Conclusion: le paradis ça se mérite!

Pourtant nous nous attendions à trouver une ambiance étrange à Aceh, un reste de traumatisme ou de la dureté dans le comportement, et c’est tout l’inverse : sans être belle la ville, que nous n’avons que traversé, semble équilibrée avec ses larges rues et ses bâtiments entrecoupés d’espaces verts ; à l’image d’Arif, les gens que nous avons croisé sont très accueillants et souriants ; enfin les touristes ne sont pas inquiétés dans cette région qui applique la charia, ou loi islamique… Contrairement aux Indonésiens qui peuvent être mis à mort en cas d’adultère, en prison pour homosexualité ou fouettés pour des relations sexuelles hors mariage, décidément les religions ont vraiment un problème avec le sexe…


Nous quittons Aceh pour rallier Pulau Weh en bateau, l’arrivée dans notre premier hôtel est un enchantement : une baie de sable blanc contient les eaux turquoise de l’océan tandis qu’une île verdoyante vient fort à propos rompre la ligne d’horizon… Nos petits bungalows plantés dans le sable à 5 mètres de la plage sont simples mais propres et puis qui oserait se plaindre dans cet environnement ? Nous trouvons même un fantastique petit restaurant italien à quelques pas sur la plage, il ne nous manquait que le ravissement du goût pour que la fête des sens soit complète, les plats de pâtes et les tiramisus vont s’en charger…

Vue depuis nos bungalows!
Team snorkeling!

Après deux jours dans ce lieu féérique, notamment marqués par deux très belles plongées pour Amandine et Cédric malgré une forte houle (requin et tortue ont répondu à l’appel) et un petit tour en scooter dans le nord de l’île pour tout le monde, nous mettons le cap à l’est.

Ce qui semblait impossible va se réaliser : la deuxième plage est encore plus belle que la première, les cocotiers viennent directement sur la plage et cohabitent avec d’autres arbres d’un vert intense, la plage est large et il suffit de mettre la tête sous l’eau pour admirer des centaines de poissons. Freddie, l’adorable grand-père qui gère l’endroit est de plus un fantastique cuisinier qui va nous régaler trois soirs durant : deux entrées, un plat et ses cinq accompagnements (à volonté mais parfois la volonté ne suffit plus), un dessert… Tout change chaque soir en restant également délicieux et nous avons même droit à un dîner aux chandelles sur la plage la veille de notre départ !

Vue de notre second bungalow...








Jump on the beach (Manon et Amandine)
Jump on the beach (Cédric et Seb)
Jump on the beach (Cédric et Amandine)


Dernier lever de soleil sur plage paradisiaque...



Et pour conclure, un dîner au chandelles sur la plage...

Ce voyage touche à sa fin, il ne nous reste plus qu’une courte escale à Kuala Lumpur avant le retour en France, nous prenons l’avion avec un sentiment confus de contentement car la fin est à la hauteur du voyage et de nostalgie naissante à l’idée que ce dernier est quasiment terminé…


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